Le CCNFCB est depuis 1995 date de son installation dans l’ancienne caserne de l’Espérance un lieu unique pour le travail de création chorégraphique. La volonté a été de créer cet outil performant pour la danse mais aussi avec l’intention de le mettre à disposition d’autres chorégraphes lors de résidences de travail.
Depuis 1995, le CCNFCB a reçu plus de 135 compagnies en résidences. Depuis 1998 grâce à une aide spécifique et renforcée du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Franche-Comté (enveloppe accueil- studio annuelle) ce dispositif de résidences a pu être développé et affiné.
Ces moyens ont été complétés depuis 2005 par une enveloppe annuelle du Conseil Régional de Franche-Comté dédiée aux résidences décentralisées en région, par des soutiens réguliers depuis 2001 pour l’accueil d’artistes étrangers de la convention Culturesfrance / Conseil Régional de Franche- Comté, de FUSED depuis 2005 pour des résidences d’artistes venant des Etats- Unis et directement en renforcement par des moyens spécifiques issus du CCNFCB.
Pour l’ensemble de ces accueils, notre premier objectif est de fournir les meilleures conditions de travail aux compagnies et de leur faciliter les contacts avec le public (les 19H), les réseaux de diffusion et les structures culturelles susceptibles de les accueillir.
Cette mission du CCNFCB prend des formes variables et combinables : mise à disposition de l’équipement (une salle de création, un studio, un atelier costumes, bureau de production...), du matériel et si besoin est, un soutien technique, l’hébergement, un apport en coproduction et l’organisation de présentation de travaux en cours ou des spectacles.
Il n'est plus possible de déposer des demandes d'accueil en résidence pour l'année 2013.
Toutes les demandes d'accueil en résidence pour l'année 2014 sont à envoyer avant le 30 avril 2013 par e-mail avec les pièces suivantes :
- dossier de présentation du projet,
- planning prévisionnel du projet,
- période de résidence souhaitée,
- budget.
Contact
Laurent Vinauger, Secrétaire général du CCNFCB
l.vinauger@ccnfc-belfort.org
Cecilia Bengolea et François Chaignaud
Résidence de création du 16 au 26 juillet 2012
Création 2012 (titre en cours)
Après une première résidence en 2009 pour Sylphides nous sommes très heureux de recevoir à nouveau Cecilia Bengolea et François Chaignaud au cours de l’été 2012 pour une résidence autour d’un projet qu’ils créeront en septembre 2012 à la Biennale de la danse de Lyon.
Cecilia Bengolea et François Chaignaud ont commencé leur collaboration en 2004, suite à leur rencontre dans le cadre des formations Exerce et Bocal. Ce dialogue a nourri de nombreux échanges et expérimentations et donné lieu à la création de trois pièces : Pâquerette, Sylphides, Castor et Pollux. Ces créations, nées du désir d’articuler l’art à la réalité les ont poussé à inscrire leur écriture auprès de l’expérience – dans une sorte de phénoménologie de l’intensité.
Au cours de ces trois créations, fondées sur des dispositifs de contrainte extrêmement spécifiques, ils ont découvert la danse libre de François Malkovsky (chorégraphe tchèque installé à Paris, 1889-1982). Depuis 2007, ils pratiquent cette danse libre symptomatique de l’époque de l’entre-deux-guerres et caractérisée par la figuration obstinée de la joie et de l’élévation, l’imitation stylisée de la nature.
Leur dernière création (M)IMOSA, signée conjointement avec Marlene Monteiro Freitas et Trajal Harrell et de nombreux allers-retours à New-York leur ont permis de côtoyer leurs contemporains vogueurs, de Brownsville, du Bronx et de Harlem. L’influence que ces jeunes danseurs ont eu sur eux, les ont poussé à penser un dispositif qui réunirait des singularités qui énoncent à voix haute leur langage particulier.
Tous les danseurs de ce projet s’affirment à la première personne. Ce sont des auteurs plus que des danseurs. Des sculpteurs de langage hautement spécifique : du « voguing » à la danse libre, de la danse « baladi » - dite orientale - à « l’authentic movement »...
Confronter les langues des uns et des autres, racheter dans sa propre langue ce qui a été exilé dans la langue étrangère, traduire les visées de chaque geste, se faire déposséder de sa propre langue. Le jeu de la traduction devient un prétexte pour se laisser délibérément envahir par les mots de l’autre, pour se soumettre à l’écriture d’un autre langage - colonisations multilatérales sur corps polyglottes. Il s’agira de se chorégraphier les uns les autres, de jouer au jeu du Maître et de l’Esclave, d’inventer des systèmes de rotation permanente du pouvoir. L’impossible tâche du traducteur le pousse à sonder ce qui produit les gestes - contexte socio-économique, géographie, histoire, idéologie - et ce que les gestes produisent - textures, rythmes, intensité, manifestations de soi et performances identitaires. Traduire devient la possibilité rêvée d’écraser les distances qui semblent interdire certains gestes à certains corps.
La construction de costumes/corps/architectures, en collaboration avec Aymeric Bergada du Cadet (House of Drama) est un élément décisif dans la composition des danses, la possibilité d’une abstraction et l’invention des lois auxquelles se soumettre. Ils imaginent des silhouettes démesurées, à mi-chemin entre le constructivisme de Schlemmer et
les costumes-temples des rituels de Theyyam (Inde).
Parallèlement à cela, des lectures les inspirent - autour du perspectivisme amérindien, de l’anthropophagie (Manifeste Anthropophage de Owale de Andrade) et du Tropicalisme, des disciplines et rituels des Dakota ainsi que des recherches de l’anthropologue Alfred Métraux sur l’animisme et les religions indiennes.
Ce sont des élans qui les encouragent à construire des corps mutants en objets / architectures animés et réfléchir à l’intensité dévorante et possiblement magique des relations dans le groupe.
La création de cette pièce est prévue du 20 au 22 septembre 2012 à l’ENSATT dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon.
Création 2012
Résidence dans le cadre de l’accueil/studio Pour 7 danseurs
Conception : Cecilia Bengolea et François Chaignaud
Avec Cecilia Bengolea (Paris), François Chaignaud (Paris), Ylva Falk (Stockholm) distribution en cours
Costumes / architectures : Aymeric Bergada du Cadet
Production déléguée : Vlovajob Pru
/ Pour plus d’informations sur les projets de François Chaignaud et Cécilia Bengolea : http://vlovajob.blogspot.com/
19H – répétition publique date à définir
Plus d’informations sur le site du CCNFCB courant juin 2012

19H – répétition publique de MY POGO
Mercredi 13 juin 2012 à 19h au CCNFCB
Accès libre sur réservation au CCNFCB.
Tél. : 03 84 58 44 88 - E-Mail : infos@ccnfc-belfort.org
Fabrice Ramalingom est en résidence de création du 21 mai au 15 juin 2012 au CCNFCB dans le cadre de l'Accueil/Studio.
Fabrice Ramalingom / R.A.M.a
Résidence de création du 21 mai au 15 juin 2012
MY POGO / création pour le festival Montpellier Danse 2012
Il s’agit de la deuxième résidence à Belfort pour Fabrice Ramalingom après un premier accueil en 2004 pour Touché. Fabrice Ramalingom se forme de 1986 à 1988 au Centre National de Danse Contemporaine à Angers. Puis il débute sa carrière de danseur-interprète au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Il y travaille pour Dominique Bagouet, chorégraphe français emblématique, réputé pour l’intelligence de son écriture et l’importance de son œuvre dans le paysage chorégraphique français.
En 1993, il crée avec Hélène Cathala la compagnie La Camionetta dans le cadre de laquelle ils vont créer 11 pièces. En 2006, il fonde sa nouvelle compagnie R.A.M.a et signe 7 pièces qui sont autant de prétextes/espaces où il aime à convoquer des paradoxes tel que l’homme et l’animal, la communauté et l’individualité, la présence et l’absence. En parallèle à ses activités de chorégraphe il continue de travailler comme interprète pour Benoît Lachambre, Boris Charmatz et Anne Collod.
"Pour la création 2012, j’imagine un seul corps avec plusieurs corps, un noyau composé de plusieurs éléments, un groupe d’individus serrés comme un œuf où chacun cherche sa place les uns vis à vis des autres. Une entité qui se déplace composée de heurts. Boule cohérente vue de l’extérieur, désorganisée de l’intérieur. Un bloc d’hétérogénéïté. Je pense au Mosh Pitt et au POGO.
Le Mosh Pitt est le lieu où se réunissent les danseurs de POGO, la danse des punks des années 80’, faite de sauts en contact les uns avec les autres, (se) poussant ou se jetant. Masse informe d’individus se heurtant. Cela me fait penser aussi à des images de batailles, à la guerre, je pense aussi à la difficulté de chacun à trouver sa place dans nos sociétés contemporaines. Je pense aussi au ban de poissons, au groupe d’oiseaux ou aux meutes. Et dans un tout autre registre, au cerveau humain et à ses pensées multiples qui s’entrechoquent.(...) "
Fabrice Ramalingom
Cette pièce sera créée le 20 juin 2012 au Festival Uzès Danse dans le cadre de Montpellier Danse en Languedoc-Roussillon et présentée le 29 juin au Théâtre de Grammont à Montpellier dans le cadre de Montpellier Danse 2012.
MY POGO
Résidence dans le cadre de l’accueil/studio Chorégraphie
Conception : Fabrice Ramalingom
Interprètes : Ghyslaine Gau, Emilio Urbina, Clément Garcia, Pep Garrigues, Chiharu Mamiya, Yuta Ishikawa
Lumières : Maryse Gautier assistée de Romain de Lagarde
Création musicale : Pierre-Yves Macé
Création costumes : Chloe Revel
Production : R.A.M.a
Directrice de production : Fanny Virelizier assistée de Anne Guiraud
/ Pour plus d’informations sur les projets de Fabrice Ramalingom :www.rama.asso.fr
19H, répétition publique Mercredi 13 juin 2012 à 19H
Entrée libre sur réservation au CCNFCB

19H – répétition publique de SPACEHOLDER FESTIVAL
Vendredi 16 mars 2012 à 19h au CCNFCB
Accès libre sur réservation au CCNFCB.
Tél. : 03 84 58 44 88 - E-Mail : infos@ccnfc-belfort.org
Morgan Thorson est en résidence de création du du 1er au 17 mars 2012 au CCNFCB dans le cadre de FUSED.
Morgan Thorson est chorégraphe indépendante depuis 2000.
Ses œuvres utilisent le mouvement, les lumières, le son et les objets pour créer des spectacles marqués par une grande rigueur de construction.
Elle prend en considération la représentation du corps, l’histoire de la danse et les techniques développées par ses collaborateurs artistiques.
Ses pièces ont été présentées à Minneapolis, New-York, Boston, Houston, Chicago, Seattle, à Seoul, à Londres....
Cette résidence à Belfort marque la première présence en France du travail de cette chorégraphe rencontrée en mai 2010 à San Francisco dans le cadre d’un voyage de repérage organisé par FUSED.
Morgan Thorson a reçu en 2011 l’United States Artists Friends Fellow, l’une des bourses dédiée à la culture les plus importantes aux USA.
Spaceholder Festival (SF) le nouveau projet de Morgan Thorson va lui permettre d’inventer et de présenter des artéfacts de mouvement.
Creusant dans l’histoire personnelle qui se trouve dans les strates du corps, Spaceholder Festival examine l’agencement physique du corps et la composition de la danse comme un moyen d’accumuler et de communiquer une forme de réalité et de fiction.
Dans le cadre de ce processus le groupe arrive à arracher certains souvenirs, utilisant un processus de reconstitution physique, avec des actions simples, comme montrer du doigt par exemple. SF ainsi accumule et répète ces actions, créant des dessins répétitifs chorégraphiques qui sont eux-mêmes des histoires du mouvement.
En prenant appui sur ces recherches Morgan Thorson souhaite explorer tout particulièrement deux choses : la graisse et les ordures –- leurs propriétés inhérentes individuelles, ainsi que leurs ressemblances en tant que signes d’excès et de consommation.
Pour mieux comprendre ceci, elle souhaite examiner les caractéristiques physiques et évolutives de la graisse. La perception de la graisse change constamment, elle est parfois extrêmement déformée et faussée, créant un désaccord entre la façon dont on se voit et la façon dont on ressent ce qui se passe dans le corps. Morgan Thorson souhaite explorer ces distorsions et écarts de perception, en utilisant le mouvement et la sensation, en admettant que ces écarts ont un potentiel inconnu et créatif.
Elle s’intéresse donc aux mouvements de la graisse, comment elle protège, forme et donne une texture au corps ; comment elle peut influencer la stature, le contrôle physique et se questionne face à l’exposition publique des comportements privés, le pincement et le déplacement des parties grasses, l’auto-mesure. La graisse, dans sa forme essentielle, est un dépôt chimique qui garde dans sa structure cellulaire des éléments de notre passé.
Comment pouvons-nous externaliser l’histoire personnelle stockée dans la graisse ?
Qu’est-ce qu’on peut extraire tandis que l’on bouge ?
Pendant son enquête sur les perceptions du corps et la réalité corporelle, elle a exploré ses connections au monde matériel, ce qui l’a amenée à étudier les ordures.
lle est fascinée par les histoires que l’on peut trouver en fouillant les ordures, comme celles qui sont cachées dans la graisse. Comment ces choses que nous jetons définissent ce que nous sommes et ce que nous faisons ? Elle s’intéresse ainsi à la première nature des objets, à leurs formes physiques, à leurs fonctions implicites, à leurs capacités d’évoquer le désir de les toucher.
Que peut-on apprendre de leur utilisation ou leur disparition ?
La pièce Spaceholder Festival sera créée en juillet 2012 au Red Eye Theater, Minneapolis (Minnesota, E.U.).
Spaceholder Festival
Concept et chorégraphie : Morgan Thorson
Danseurs : Karen Sherman, Kristin Van Loon, Max Wirsing, Hannah Kramer, Jessica Cressey and Morgan Thorson
Création sonore : Sxip Shirey
Création lumières : Lenore Doxsee
Scénographie : Morgan Thorson, Max Wirsing & Karen Sherman
Cette résidence est organisée dans le cadre de FUSED, (French-US Exchange in Dance), un programme coordonné et soutenu par les services de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, FACE (French American Cultural Exchange) et la New England Foundation for the Arts / National Dance Project, avec le soutien généreux de la Doris Duke Charitable Foundation et de la Florence Gould Foundation, avec le soutien de LaGuardia Performing Arts Center, the School of Dance Heberger Institute for Design and the Arts at Arizona State University

Trajal Harrell
Résidence de création du 13 au 28 février 2012
Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church (L)
Trajal Harrell est diplômé de la Yale University département des études américaines.
Ses pièces ont été présentées dans de très nombreuses institutions comme The Kitchen, Danspace Project, Dance Theater Workshop, P.S.122 à New-York, Institute of Contemporary Arts à Boston, Cornell University’s Schwartz Center for Performing Arts, ... et de nombreux théâtres ou festivals en France, Autriche, Hollande, Belgique, Allemagne, Pologne, Croatie, Mexique, Madagascar...
Ses projets ont été reçus en résidence dans plus de 15 structures repérées dans le champ chorégraphique aux USA et en Europe. Il a été « co-artistique mentor » pour le programme Dance Web du festival Impulstanz Vienna en 2008. Il est depuis 5 ans artiste invité – rédacteur en chef de la revue publiée à New-York Movement Research Performance Journal. Il a été en octobre 2010 « artistic-curator » d’un festival « certain difficulties, certain joy » organisé par Danspace Project’s.
Depuis 2009 il déploie tout particulièrement son travail dans le cadre du projet Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church, titre générique d’un projet en cinq parties porté par un questionnement commun « que se serait-il passé en 1963 si une personne de la scène des Voguing Ball de Harlem avait rejoint le centre de New-York pour performer avec les artistes de la Judson Church ? ».
Le terme de voguing fait référence aux compétitions apparues dans les salles de danse et les théâtres de Harlem au cours des années 60. Elles étaient structurées autour des participants appartenant à des « Maisons » qui portaient le nom de leur membre le plus remarquable ou de signatures prestigieuses de l’industrie de la mode comme Saint-Laurent, Chanel, Armani...
De leur côté, les artistes qui forment la Judson Church sont considérés comme les fondateurs de la Postmodern dance, expérimentateurs d’avant-garde qui rejetèrent les limites de la pratique et de la théorie de la danse moderne. La première représentation de ce mouvement eut lieu le 6 juillet 1962 dans l’église Judson située sur Washington Square à New-York.
Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church est donc décliné en 5 tailles : Extra Small (XS), Small (S) (présenté au CCNFCB en mai 2011 dans le cadre d’éviDanse et Libres Regards), Medium (M) connu également sous le nom de (M)imosa, Large (L) et Extra Large (XL).
Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church (L) confronte l’antagonisme post-moderne à une forme de « danse dramatique », comme les chorégraphies « grecques » de Martha Graham, en présentant une version 100% masculine et chorégraphiée de la tragédie Antigone de Sophocle.
Les personnages principaux, y compris celui d’Antigone, seront interprétés par cinq hommes, ouvrant ainsi une réflexion sur les possibles liens entre le voguing et le théâtre grec classique dont tous les rôles, masculins et féminins, étaient joués par des hommes.
De nos jours c’est assez simple de classifier les formes de spectacles où les hommes jouent des rôles de femmes : c’est du drag, du camp, du travestissement. On se permet ainsi de tirer des conclusions basées sur nos idées d’identité sexuelle, mais l’identité sexuelle dans la Grèce ancienne ne peut pas être catégorisée comme elle l’est aujourd’hui. Il est donc plausible que cette volonté de mélanger les genres avait ses propres codes et références.
Il est aussi facile d’oublier aux travers des couches d’interprétations classiques que le théâtre antique était intrinsèquement politique et que son objectif était d’éduquer et de problématiser la responsabilité portée par tous les citoyens (hommes) d’Athènes.
Les questions centrales seront donc : comment faire voguer la pièce Antigone et ouvrir une lecture contemporaine de cette pièce ? Quels nouveaux sens viendront de cette opération et quelles nouvelles relations s’établiront avec le public du théâtre contemporain ?
Voguer la pièce Antigone dans le contexte de la Judson Church de 1963 aurait-il créé un anachronisme esthétique qui séparerait davantage notre voyageur de Harlem de ces nouveaux collègues de la Judson ?
Ou est-ce possible qu’en voguant dans Antigone, quelque chose de plus proche de l’esthétique de la Judson que celle de Martha Graham aurait pu être créée, cette forme donnant une représentation plus « authentique » du théâtre grec classique ?
Est-il possible que le voguing et cette forme de théâtre ne soient pas si écartés dans leurs stratégies performatives ? Cette authenticité rendra-t-elle plus problématique l’assimilation et l’interprétation de l’esthétique de Judson ? Telles sont certaines des questions que souhaite traiter ce nouveau projet.
En ré-imaginant les possibilités de ce travail, peut-être sera t-il possible de ré-interroger les concepts développés par Trajal Harrell comme les rapports au genre, à la classe sociale et à la sexualité.
La création de Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church (L) est prévue à New-York Live Arts du 25 au 28 avril 2012.
Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church (L)
Résidence dans le cadre de l’accueil/studio Concept et chorégraphie : Trajal Harrell Danseurs : Trajal Harrell, Stephen Thompson, Thibault Lac, Rob Fordeyn, Ondrej Vidlar Scénographie : Erik Flatmo Création lumières : Jan Maertens Création sonore : Robin Meier Dramaturgie : Gérard Mayen
/ Pour plus d’informations sur les projets de Trajal Harrell : http://betatrajal.org

Après avoir programmé dans le cadre de Conte et Compagnie Self Portrait Camouflage et reçu en résidence le projet Histoire par celui qui la raconte, le CCNFCB accueille à nouveau Latifa Laâbissi à Belfort.
Avec Ecran Somnambule et Distraction Latifa Laâbissi propose un programme regroupant deux œuvres chorégraphiques qui s’adossent pour partie à l’histoire du début de la modernité en danse en Allemagne.
Ecran Somnambule est un solo qui fait suite à une commande de Boris Charmatz pour l’ouverture du Musée de la danse à Rennes.
Le protocole proposé à tous les artistes invités était de ralentir, de distordre, d’étirer, une œuvre chorégraphique qui préexistait à leurs répertoires.
Latifa Laâbissi décide alors d’appliquer cette proposition à la plus courte danse qu’elle ait interprétée, le solo de La Sorcière de Mary Wigman, une danse d’« expression » qui implique un engagement total de l’être.
Elle conjugue l’extase et le sacrifice, comme dans son premier solo Hexentanz en 1914 et dans Schicksalslied (Chant du destin) en 1925, où elle oscille entre les figures extrêmes de la sorcière et de la prêtresse.
Tiré de l’extrait filmique de 1926 d’une durée de 1mn40, ce solo se dilate alors en 32mn et devient la matrice du projet Ecran Somnambule.
La danse devient transformée en une sorte de rituel somnambulesque, laissant apparaître une béance qui joue à en transfigurer les motifs. Dans cette réinterprétation de l’œuvre,
le ralenti trouble l’imaginaire des différentes matières chorégraphiques. La danse, décollée de son support initial, donne à voir un corps ployé en arrière, bras tendus, nuque renversée, visage tourné vers le ciel, comme sous l’emprise d’une puissance invisible.
En-dehors du travail chorégraphique que Latifa Laâbissi doit poursuivre sur la partition ralentie de La Sorcière, il va notamment s’agir de travailler avec Nadia Lauro sur un costume et un masque, inspiré du masque de Mary Wigman qui était fait à partir de son propre visage.
Résidence de création du 13 au 19 février 2012 au CCNFCB.
Cette résidence se déroule dans le cadre de l’accueil/studio Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Franche-Comté.
Ecran Somnambule
A partir du solo de La Sorcière de Mary Wigman
Conception et interprétation : Latifa Laâbissi
Création costume : Nadia Lauro Création
Son : Olivier Renouf, d’après l’interprétation instrumentale de Henri-Bertrand Lesguillier Lumières : Yannick Fouassier
Pour plus d’informations sur la compagnie : http://figureproject.com

Résidence de création du 26 septembre au 7 octobre 2011
Avec POETRY, Maud Le Pladec traite du rythme en musique, en danse et dans la relation qu’entretiennent ces deux médiums. Elle imagine pour POETRY une danse soumise aux variations et altérations de la musique, du silence ou d’une pulsation comme une progression jouissive, pleine de vitalité cheminant pourtant vers une tentative d’épuisement.
POETRY est une pièce qui traite spécifiquement du « Rythme ».
« Rythme » en musique, en danse et dans la relation qu’entretiennent ces deux médiums. Mais aussi la notion de rythme dans des acceptions plus élargies. Ce que l’on nomme «rythme» en musique est ce qui détermine la durée des notes les unes par rapport aux autres. Le « rythme », quantifié par une pulsation, propose du temps. C’est la raison pour laquelle il est possible d’identifier des « rythmes » dans n’importe quels processus biologiques ou dits naturels (rythme des saisons, du cœur, du jour et de la nuit...).
Le « rythme », phénomène plus ou moins mécanique, peut, poussé à l’extrême, devenir un processus volontaire, une forme d’artefact poussant à synchroniser des systèmes a priori indépendants, des éléments à se mettre ensemble.
La notion de « rythme » devient alors inséparable de l’idée de métrique et de phase, la production d’un ensemble de régularités formelles et systématiques. Le rythme c’est aussi ce qui est induit par la perception de la répétition d’un phénomène et d’une structure, quelque soit l’origine, naturelle ou artificielle de ce phénomène. Le « rythme » n’est ni le signal lui-même (le code, le signe), ni même sa répétition, mais bien l’effet que produit cette répétition sur la perception et l’entendement, à savoir l’idée de mouvement qui s’en dégage.
A l’instar de PROFESSOR (projet 2009/2010), pièce pour trois interprètes autour de la musique du compositeur Fausto Romitelli, Maud Le Pladec continuera ici à creuser la question de la relation entre la musique et la danse. S’il est question dans POETRY de travailler autour et à partir de cette notion de « rythme », elle désire aussi poursuivre la recherche autour d’une problématique inhérente à sa démarche : « est-ce que l’on voit ce que l’on entend ou est-ce que l’on entend ce que l’on voit ».
Dans PROFESSOR cette question s’exprimait sous la forme d’une contrainte formelle et conceptuelle immuable, à savoir, « traduire physiquement absolument tout de l’œuvre Professor Bad Trip du compositeur Fausto Romitelli ».
La question de la littéralité « son/mouvement » l’intéresse encore et reste présente dans POETRY mais elle l’abordera ici d’une autre manière. La traduction de la musique par le geste continuera de se chercher au niveau de la matière même du son, de la densité sonore ou visuelle des figures musicales utilisées, mais c’est surtout par le soin apporté à sa syntaxe, sa morphologie, en d’autres termes, sa rythmicité, que la transformation imaginaire et physique de la musique s’incarnera dans les corps.
Dans POETRY la danse, régie par des « phénomènes rythmiques » découle ou pas de la musique, oscillant entre fusion et contre-point. Une danse modelée par des « figures » fortes en physicalité (course sur place, mouvements rotationnels et répétitifs, inertie des corps...), une danse soumise aux variations et altérations de la musique, du silence ou d’une pulsation Maud Le Pladec imagine POETRY comme une progression jouissive, pleine de vitalité cheminant pourtant vers une tentative d’épuisement. La dépense étant considérée ici comme un moyen de faire éclater la ou les formes.
POETRY est un duo pour deux danseurs (Julien Gallée Ferré et Maud Le Pladec) accompagnés en « live » par Tom Pauwels interprétant Trash TV Trance et proposant par la suite, une partition originale de sa propre composition. Cette nouvelle partition pouvant être considérée comme une extension de Trash Tv Trance, faisant passer l’œuvre de référence de 12 minutes à 60 minutes minimum. POETRY peut s’envisager comme le deuxième volet d’un diptyque ou une forme d’extension d’une recherche autour de l’œuvre du compositeur Fausto Romitellii, dont les pièces, si différentes tant dans leurs matérialités que dans leurs esthétiques, lui permettent d’imaginer encore et différemment la danse. C’est aussi une envie de continuer à s’intéresser de plus près à un artiste, oser dire : « en épuiser les formes ».
La création de POETRY est prévue en novembre 2011 au Théâtre National de Bretagne dans le cadre du festival Mettre en scène.
Cette résidence se déroule dans le cadre de l’accueil/studio Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Franche-Comté.
POETRY
Conception et chorégraphie : Maud Le Pladec (Rennes)
Interprétée et crée en collaboration avec :
Maud Le Pladec, danseuse (Rennes), Julie Gallée Ferré, danseur (Rennes),
Tom Pauwels, musicien (Bruxelles),
Sylvie Mélis, création lumière (Bruxelles),
Alexandra Bertaut, costumes (Paris),
Fabrice Le Fur, Régie générale (Paris)
Nicolas Marc, Régie lumière (Rennes),
Eve-Anne Joalland, Régie son (Rennes)
Pour plus d’informations sur la compagnie : www.associationleda.fr
19H - répétition publique au CCNFCB - entrée libre
Mercredi 5 octobre 2011 à 19H

Résidence du 10 au 30 juillet 2011
Faux mouvement
Après SOLAIRE, pièce de groupe, Fabrice Lambert souhaite prolonger la recherche de son écriture chorégraphique avec son équipe, ainsi que sa démarche autour de la question de l’engagement physique aujourd’hui. Cet engagement se questionne de deux façons : Quels sont les enjeux et les nécessités d’un engagement physique ? Qu’est-ce que cet engagement permet sans être soupçonné ? Une partie de cette réponse se trouve dans l’idée de ce que l’on nomme par erreur les faux mouvements…
Fabrice Lambert désire expérimenter le faux mouvement dans deux écritures : d’abord un solo pour confronter ses faux mouvements à soi-même, puis réinvestir la matière pour voir comment elle se multiplierait avec trois interprètes.
L’idée première est d’interroger le nombre de choses concrètes et inadaptées que l’on
rencontre très souvent. D’un côté, on trouve toutes sortes de mouvements empêchés ou
douloureux, sauts sur place, glissements, bascules et renverses ; de l’autre, des
mauvaises postures, des fausses positions - positions bancales, instables ou intenables,
positions improbables, voire impossibles, où le repos ne semble pouvoir être gagné
qu’au prix d’une oscillation de plus en plus rapide entre deux solutions inconciliables
et également insatisfaisantes.
Ce qui intéresse Fabrice Lambert dans l’absurdité de ces situations, ce n’est pas la contradiction en elle-même, mais le mouvement contrarié qui évoque une posture impossible : « Saut perpétuel » d’une position à l’autre, « ballottement », « balancement », « va-et-vient », « navette » vertigineuse : c’est dans cette agitation le plus souvent imperceptible que sont produit des fantasmes, des effets de mirage…
Cette question rejaillit sur la notion même de faux mouvement. D’une part, le faux
mouvement, en tant que mouvement, est un acte simple, il appelle un effort d’intuition spécial, une saisie de la posture en deçà de la position, de la tendance en deçà de la direction ; mais d’autre part, s’il s’agit bien d’un mouvement faux, il doit se ramener d’une manière ou d’une autre au mouvement quasi-mécanique.
Mais toute la question est justement de savoir ce que c’est qu’un mouvement qui se
fausse, et comment le retracer.
Fabrice Lambert sera reçu en résidence au CCNFCB dans le cadre de l’accueil/studio.
Faux mouvement
Conception et chorégraphie : Fabrice Lambert
Assistant Chorégraphie : Hanna Hedman
Interprétation solo : Eric Domeneghetty
Interprétation trio : Madeleine Fournier, Clémence Gaillard, Stephen Thompson
Conception lumière : Ivan Mathis
Scénographie En cours
Son Frédéric Laügt
Régie générale Fabrice Ollivier
Costumes Alexandra Bertaut
Administration Olivier Stora
Pour plus d’informations sur la compagnie l’Expérience Harmaat :
www.experienceharmaat.com

Résidence de création du 30 mai au 10 juin 2011.
PLÉIADES
Après l’avoir reçu au CCNFCB en résidence pour les pièces Downfall et as far as, nous sommes heureux de retrouver Alban Richard pour le projet ambitieux Pléiades.
Composée en 1979 par Iannis Xenakis, Pléiades est, à l’origine, une commande de la Ville de Strasbourg pour les Percussions de Strasbourg et le Ballet du Rhin. Devenue aujourd’hui une référence incontournable de la musique contemporaine, l’œuvre a sans cesse été jouée en concert à travers le monde, mais sa vocation chorégraphique s’est perdue.
Alban Richard souhaite renouer ce lien originel avec la danse en créant un «concert de musique et de danse» qui réunira six danseurs et six percussionnistes sur scène.
Pléiades reposera sur un principe d’imbrication de trois partitions distinctes : la partition chorégraphique, la musique de Iannis Xénakis jouée en direct, et les lumières de Valérie Sigward. Chacun de ces composants poursuivra, dans des structurations voire des pulsations différentes, un objectif convergent d’investissement d’un espace commun, à travers le tissage d’une pièce hypnotique et énergique. L’idée est de trouver des variations au sein d’un même espace, de mener une recherche de cohérence formelle entre la musique et le mouvement des danseurs, entre les corps et le spectre sonore dans un contexte volontairement instable et organique. Un univers en expansion se sculptera par effondrement et altération.
Pléiades sera créé le 24 juin 2011 au Festival Montpellier Danse 2011. Alban Richard - association L'Abrupt est reçu en résidence de création dans le cadre de l'accueil-studio.
Pléiades
Conception et chorégraphie : Alban Richard
Danseurs : Céline Angibaud, Arnaud Cabias, Mélanie Cholet, Laurie Giordano, Max Fossati et Kevin Jean
Musique : Pléiades de Iannis Xénakis, commanditaire : Ville de Strasbourg, création Mondiale le 3 mai 1979 à Mulhouse avec le Ballet du Rhin , dédicataires : les Percussions de Strasbourg - Musiciens : Les Percussions de Strasbourg (Bernard Lesage, Claude Ferrier, François Papirer, Jean-Paul Bernard, Keiko Nakamura, Olaf Tzschoppe) - Régie instruments : Laurent Fournaise, Claude Mathia
Création lumière : Valérie Sigward
Création costumes : Corine Petitpierre
Pour plus d’informations sur la compagnie : www.ensemblelabrupt.fr

Résidence du 18 au 26 avril 2011.
SACRE
Retour de David Wampach au CCNFCB après plusieurs résidences pour les projets Quatorze, Bascule et MN M KIT.
Dès ses premiers travaux, il a initié un questionnement autour de l’opposition caché/montré. Accompagné par l’artiste et costumière Rachel Garcia, il a cherché des façons d’habiller un corps tout en laissant apparaître sa nudité, sur une idée d’un «nuhabillé» et par l’utilisation de matériaux spécifiques (peinture sur corps, académique en résille).
D’autre part, il a travaillé, avec les interprètes, sur des présences doubles au plateau : à la fois en jeu, en tension, en représentation, mais aussi hors-jeu, en observation, à distance. Une façon de montrer ce qui serait caché en coulisse. Un jeu entre privé et public, intérieur et extérieur, visible et invisible. Poursuivant cette démarche, le projet SACRE se présente sous deux formes : un film et une mise en scène, portant sur un même thème, l’occultisme. David Wampach a désiré travailler sur ce thème car il lui évoque, les souvenirs, la curiosité de saisir le mystère, l’au-delà, ce qui nous semble a priori caché, occulté, tout en conservant une distance, une dérision.
Tout comme CASSETTE, son dernier projet, est lié à Casse-Noisette, SACRE prend appui sur Le Sacre du Printemps. Pour SACRE, il a choisi de dissocier le film de la pièce, de les penser comme deux objets à part entière, même si le projet repose sur la simultanéité des processus d’écriture pour les deux formes. Il souhaite chercher alors comment les deux médias que sont le cinéma et le spectacle vivant peuvent répondre à l’expression d’un sujet identique. Il pointe les divergences, comme par exemple les différentes possibilités de traiter le temps et l’espace dans un film ou sur une scène : l’usage du gros plan et d’une façon plus générale, des changements de plans, mais aussi des ellipses temporelles, pour l’un, face à la qualité du temps présent, du «live», du rapport direct entre le spectateur et l’acteur, pour l’autre.
Le film et la mise en scène seront autonomes et gagneront à être présentés dans des lieux différents et adaptés : le film dans une salle de cinéma, la mise en scène dans un théâtre.
Sacre sera créé les 22 et 23 juin au Festival Montpellier Danse 2011. David Wampach a été reçu en résidence de création dans le cadre de l'accueil-studio.
Sacre
Chorégraphie : David Wampach
Costumes : Rachel Garcia
Régie : Gaëtan Lebret
Son : Mikko Hynninen
Danse et jeu : Tamar Shelef et David Wampach
Avec la collaboration artistique de : Johanna Korthals Altes, Christian Ubl et Enora Rivière
Production, diffusion : Fanny Lacour
Plus d'information sur la compagnie : www.davidwampach.fr

Résidence du 28 mars au 2 avril 2011 à La Fabrique à Dole en partenariat avec Scènes du Jura ; du 3 au 12 avril 2011 au CCNFCB et du 13 au 20 avril au Théâtre Granit, Scène Nationale de Belfort.
DIORAMA
Cette nouvelle création de Projet in situ est un prolongement de leur questionnement sur le regard et le corps du spectateur, cette fois-ci dans l’espace de représentation par excellence, le théâtre.
Quel est le corps du danseur ? Quel est le corps du spectateur ? Quel espace pour leur rencontre ?
Après avoir questionné ce qui fait image sans la vue, en particulier dans le projet Tu vois ce que je veux dire ?, ils souhaitent aborder la relation corps-espace dans l’enceinte du théâtre, dans ce qu’elle donne à voir. Leurs rencontres avec les publics les invitent aujourd’hui à interroger leurs regards sur le corps et l’imaginaire corporel de chacun.
Diorama propose ainsi une recherche chorégraphique à partir des images du «corps politique» entendu comme les représentations sociales et culturelles du corps de chaque individu ; mais aussi comme métaphore de la société et de son fonctionnement.
Diorama entre dans la fabrique du regard du spectateur. Le travail avec les danseurs se développe à partir d’une recherche autour de l’identité de l’individu-interprète et des formes de sa différenciation (identité visible et invisible ... genre, âge, mémoire, généalogie, couleur de la peau, sexualité ...) et leur possible renversement (usurpation d’identité, travestissement, déguisement, anormalité).
Dans l’observation des différentes images du corps politique, l’écriture chorégraphique se nourrit d’une recherche sur les archétypes dans la création et la reproduction des gestes, postures, composition du groupe, circulation des regards ou déplacements : à la fois pour chaque individu (à partir de photographies ou de films de famille par exemple) ; mais aussi au sein d’un groupe. Il ne s’agit pas de commenter ces images mais d’entrer avec les interprètes dans la corporéité qu’elles proposent, d’en découvrir le fonctionnement, les enjeux pour le regard et d’interroger leur pouvoir d’incarnation des identités.
Une « nouvelle société » sera créée le temps du spectacle par la mise en jeu des corps des spectateurs qui questionnera chez chacun ses représentations du corps politique et l’invitera à les altérer ou à les négocier avec d’autres.
La compagnie Projet in situ a ainsi travaillé avec un public d'amateurs de danse et de choristes dans des chorales d'amateurspendant sa résidence à Belfort.
Le travail avec ces amateurs s'est articulé autour d'ateliers pendant lesquels ils ont exploré avec les artistes (danseurs et musiciens) : quelle forme peut prendre un rassemblement de personnes ? Quelle dimension sonore peut prendre la présence d’une personne ou d’un groupe sur scène ?
Le spectacle Diorama a été créé du 17 au 19 mai 2011 au Centre National de la Danse dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.
La compagnie Projet in situ a été reçue dans le cadre du dispositif Résidences décentralisées soutenu par le Conseil Régional de Franche-Comté et mis en œuvre par le CCNFCB et de l'accueil-studio.
Diorama
Direction artistique : Martin Chaput, Martial Chazallon
Avec : Martin Chaput, Yannick Guédon, Bertrand Lombard, Elena de Renzio, Jason Treuting
Scénographie, dramaturgie : Mathieu Bouvier, Martin Chaput, Martial Chazallon
Musique : Jason Treuting
Lumières : Maryse Gautier
Régie générale, régie lumières : Esther Silber
Régie son : Clément Marie
Musique enregistrée et mixée par Dave Snyder au studio Guilford Sound, Guilford, VT
Production, diffusion : Marie Mallaret Doukhan
Remerciements aux danseurs amateurs : Josiane Bataillard, Annie Blandel, Danielle Delaforge, Eva Esteban , Odette Gable, Hélène Henry-Fohr, Marie-France Masson, Marie‑France Thomas, Cécile et Nathalie Tollini, Florent Wong et aux choristes amateurs : Jeanine Didier, Valérie Druhot, Marie‑Claire Ehret, Stéphanie Evrard, Maryvonne Jeanblanc, Antoine et Coline Lassauge, Louise Messin, Alain Michel, Jacques Toussaint, Jacques Rollin pour leur disponibilité tout au long du processus de création de Diorama à Belfort.
Pour plus d’informations sur la compagnie : www.projet-insitu.com

Résidence de création du 7 mars au 2 avril 2011.
i like penises : a little something in 24 acts.
Cette pièce pour trois danseurs, un artiste visuel et un créateur lumière pour laquelle Kimberly Bartosik est reçue en résidence pour la première fois au CCNFCB dans le cadre de FUSED (French-US Exchange in Dance), est une réflexion sur les notions de substitution, du remplacement, de la valeur des objets du quotidien et du corps humain.
i like penises : a little something in 24 acts joue sur le pouvoir, le désir et la valeur. Elle est composée de 24 actes/ scènes balayant l’ensemble des champs dramatiques possibles comme la comédie, le mélodrame, la tragédie tous teintés d’une tension érotique.
La distribution inclue trois interprètes et 1 plasticien, Jonathan Allen qui crée en «live» un collage avec les objets apportés par les interprètes. A partir de ces éléments Jonathan Allen construit une fragile installation de ces objets.
Par cette invitation Kimberly Bartosik souhaite questionner et examiner le potentiel de dialogue entre ces deux formes artistiques, vont-ils se compléter, composer ensemble un acte unique ou au contraire entrer en compétition dans l’attention et l’intérêt du spectateur.
Kimberly Bartosik interroge ainsi le procesus de création d’une œuvre. Comment la valeur des objets change lorsqu’ils passent d’un interprète à un autre pour finalement devenir un objet d’art une fois dans les mains du plasticien Jonathan Allen.
Kimberly Bartosik comme à son habitude a réalisé le design sonore de la pièce à partir de sons/musiques live venant des performeurs et pouvant être contrôlés directement par eux et à fait appel à Roderick Murray pour la création lumière.
Elle a décidé de s’entourer pour ce projet de 3 danseurs : Marc Mann qui a déjà collaboré avec elle à deux occasions, Joanna Kotze qui faisait partie de son projet précédent et Edmond Russo qui a un rôle clé dans ce projet comme acteur, danseur, et passeur entre les prise de paroles, les objets et les autres performeurs.
La création de i like penises : a little something in 24 acts est prévue en septembre 2011 à New York au Baryshnikov Arts Center dans le cadre du festival Crossing the line.
Le 24 mars 2011 a été présenté au Théâtre de Vanves, partenaire de cette résidence FUSED avec le CCNFCB à l’occasion du festival Artdanthé un trio de Kimberly Bartosik The materiality of Impermanence.
Kimberly Bartosik a été reçue en résidence dans le cadre de FUSED (French-US Exchange in Dance) et de l'accueil-studio.
i like penises : a little something in 24 acts
Concept : Kimberly Bartosik
Interprétation : Marc Mann, Joanne Kotze, Edmond Russo
Création visuelle : Jonathan Allen
Création lumière : Roderick Murray
Pour plus d’informations sur la compagnie: www.daela.org

Résidence de création du 21 février au 5 mars 2011.
PERSONA
Dans le cadre de son projet pour le CCNFCB, Joanne Leighton souhaite développer les liens avec les compagnies installées en Communauté française Wallonie-Bruxelles. C’est dans ce cadre que nous avons reçu pour la première fois en résidence un projet de Louise Vanneste.
Elle a débuté sa formation par la danse classique avant de choisir de poursuivre son ouverture à la danse par P.A.R.T.S. puis la TBC à New York. Depuis son retour en Belgique, elle a collaboré avec de nombreux artistes comme Stéphane Broc, Marc Doutrepont, Cédric Dambrain, David Hernandez, Ayelen Parolin, Renaud Ceulemans, Arnaud Gerniers. Elle a créé son premier solo Spell ! en 2003, puis deux duos Sudden life et Iris et en 2008 une pièce de groupe Sie kommen. Elle travaille actuellement en parallèle de Persona à un nouveau solo Home.
Dans Persona, trois femmes dépendent fortement l’une de l’autre et semblent ne réagir qu’en fonction les unes des autres. On pressent l’existence d’un mode de fonctionnement dont il est impossible de saisir les codes.
Ces trois femmes évoluent dans un espace de jeu défini au sein même du plateau dont les composantes rappellent à la fois l’idée d’un paysage extérieur et celui d’un huis clos, un isolement total du reste du monde. Persona est d’abord la mise en place d’un système : tous les médiums actifs (danse, vidéo, lumière, musique) utilisent leurs propriétés respectives mais opèrent des glissements les uns vers les autres.
Par des phénomènes d’unifications, hiérarchie, complémentarité et contraste, les médiums se rencontrent et se bousculent créant une forme globale en constante évolution (un rhizome), à la fois profondément ancré dans le réel et décalé de celui-ci.
Persona a été créé les 22,23,24 mars 2011 au Théâtre de l’Ancre – Charleroi (BE) et a été reçue en résidence dans le cadre de l’accueil/studio.
Persona
Concept : Louise Vanneste
Danseuses : Anja Röttgerkamp, Eveline Van Bauwel, Louise Vanneste
Musique : Cédric Dambrain
Vidéo : Stéphane Broc - Éclairage : Renaud Ceulemans
Pour plus d’informations sur la compagnie : www.caravanproduction.be

Résidence décentralisée à Delémont (Suisse) du 1er au 7 octobre 2010
Résidence au CCNFCB du 6 au 12 décembre 2010.
Résidence décentralisée à Moutier (Suisse) du 12 au 18 février 2011.
VOICE OVER
Voice Over met en scène une physicalité passive où Marie-Caroline Hominal utilise son corps comme un écran de projection pour les désirs. Elle propose une interprétation entre représentation idéalisée et mise en scène naturaliste.
Elle s’intéresse à trois types de femmes : à la romantique Giselle, à Jessica Rabbit personnage de fiction, vamp pulpeuse et provocante et à l’artiste Lee Lozano pour ses performances et sa détermination à n’appartenir à aucun système.
Marie-Caroline Hominal cherche une relation avec l’image véhiculée depuis des siècles d’un corps qui se languit. Seule pour expérimenter et voir ce que la solitude et l’ennui provoquent, le personnage fabrique sa vie telle une maison de poupée. L’ennui, le rien, le simple mouvement de prendre un pop corn et de le mâcher. Ce genre d’action donne un état au corps qui l’intéresse. Être artificiel et être en-dehors. Être dans l’image et en sortir.
La pièce VOICE OVER a été créée le 12 janvier 2011 à Genève dans le cadre du Festival Particules organisé par L’Usine et a été reçue en résidence décentralisée dans le cadre d’éviDanse 2009/2012
Voice Over
Conception, chorégraphie et interprétation : Marie-Caroline Hominal
Traitement son et musique originale : Clive Jenkins
Musique existante : Adolphe Adams
Régie générale : Clive Jenkins
Production : MadMoiselle MCH-Genève
Pour plus d’informations sur la compagnie : www.madmoisellemch.com
Calendrier
19H – répétition publique de MY POGO
Mercredi 13 juin 2012 à 19h au CCNFCB
Accès libre sur réservation au CCNFCB.
Tél. : 03 84 58 44 88 - E-Mail : infos@ccnfc-belfort.org
Fabrice Ramalingom est en résidence de création du 21 mai au 15 juin 2012 au CCNFCB dans le cadre de l'Accueil/Studio.















