La porte de Brisach Un assemblage savant de pierres vieilles de 300 ans que le temps n’a en rien endommagées, lové dans un environnement verdoyant, riche de formes et de volumes résultant tout autant des mouvements de la couche terrestre que vraisemblablement d’un amoncellement des terres extraites au seul but de la construction de cette authentique œuvre architecturale, telle est l’image première que j’ai eue, voici presque quinze ans, du Château de Belfort et plus précisément de la Porte de Brisach et des Glacis qui l’accueillent. Cette image est restée intacte dans ma mémoire. Entre temps, j’y ai projeté nombre de rêves chorégraphiques sans avoir eu le temps ou l’occasion de les mettre en œuvre. C’est pourquoi j’ai décidé que ces deux années à venir, dernières des 17 que j’aurai passées à Belfort à la direction du Centre chorégraphique, seraient celles qui me permettraient d’aller au delà de mes rêves. Rêves d’une mobilité de la pierre et de ce qui l’environne ! Odile Duboc - Janvier 2005 |